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Hyperstar1

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PROBLEMATIQUE :

Après plusieurs années de pratique et en dépit de l'évolution du matériel on s'aperçoit que si l'on veut faire de l'astrophotographie du ciel profond atteignant la magnitude limite de votre instrument, il faut un équivalent temps de pose assez considérable.
L'addition des poses permet d'améliorer notablement le rapport signal/bruit. Toutefois, il vous faut en fonction de la caméra CCD, des filtres ou des APN utilisés, poser entre 5 et 15 minutes pour avoir un brut correct. Cumulée, cela peut représenter, pour avoir une image finale de bonne qualité esthétique ou scientifique, 2 à 8 heures au total.
On en revient aux problèmes qui existaient avec l'argentique.

Plusieurs paramètres font varier le temps de pose d'un brut :

  • La sensibilité de votre capteur numérique
  • Le rapport F/D de votre instrument


Pour la magnitude limite il faut tenir compte aussi du diamètre de votre instrument.

En imagerie du ciel profond et sans optique adaptative sous nos latitudes, il est difficile d'atteindre une résolution inférieure à 1.5 ARC SEC/pixel. L'échantillonnage recommandé est d'ailleurs généralement compris entre 1.5 et 2.5 ARC SEC/pixel.
Donc sur des ouvertures courantes d'instrument il vous faut poser au moins 5 minutes à chaque fois et passer une partie de la nuit pour acquérir la précieuse image.
Le problème supplémentaire c'est que compte tenu de la résolution souhaitée d'environ 2 ARC SEC sur des poses de 5 minutes, il vous faut avoir un suivi de monture du même ordre de grandeur. Ce qui bien sûr est quasiment impossible sur la plupart des montures commerciales actuelles.

En résumé il vous reste
2 solutions :

  • Soit vous autoguidez avec un autoguideur (type ST4, Webcam modifiée ou autres) et un instrument en parallèle, il existe aussi des caméras avec autoguideur intégré (SBIG).
  • Soit vous diminuez suffisamment votre temps de pose afin qu'il n'y ait pas de bougé, l'erreur périodique (sur un lapse de temps donné) étant alors inférieure à votre résolution.


Dans le premier cas, il vous faut des moyens optiques et CCD supplémentaires avec ce que cela implique en poids sur votre monture, en argent pour votre porte monnaie, en temps de préparation et de paramétrage en plus du reste. Sans compter que cela ne résout absolument pas le problème du temps de pose final et du peu d'images que vous réaliserez lors de vos nuits si précieuses.
En revanche, le deuxième cas me semblait beaucoup plus intéressant pour sa simplicité apparente. Cependant, comment réduire le temps de pose significativement pour une caméra donnée ? Tout simplement avec un instrument très ouvert à F/D <2. C’est le principe des chambres de Schmidt.

Exemples de gains en temps de pose :



En dessous d'une minute c'est gagné, plus de problème de suivi et le signal est là !



SOLUTION :

C’est pourquoi j’ai opté pour la solution d'un tube très ouvert (le primaire d'un SC) associé à un Hyperstar.

Qu’est-ce donc que cette affaire là ?

A l’origine des temps existait le
Fastar de chez Celestron, une sorte de réducteur aplanisseur de champs à 2 lentilles qui se montait à la place du miroir secondaire sur la lame de fermeture des Schmidt-Cassegrain. Le problème c’est qu’il n’était pas parfait et qu’il n’existe plus à ce jour que pour les C8. Néanmoins, Celestron continu de fabriquer des tubes dit Fastar pour les C8, C11 et C14.



Une boite américaine, il y a 4-5 ans, a relancé le principe en fabriquant un dispositif similaire mieux corrigé à 3 lentilles et existant pour les tubes C8, 11, 14. Ils en font même pour les TSC de chez Meade. C’est l’
Hyperstar.

Intéressons nous à la pratique.

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